Spécialiste du ballon rond à France Football puis à L’Equipe, Vincent Villa est attiré par l’écriture romanesque depuis longtemps. Mais ce journaliste sportif attend 2017 pour enfin céder à ses envies de saisir la plume pour écrire des fictions plutôt que d’informer, même si les deux ne sont pas incompatibles. Depuis des années, les polars comme les thrillers accaparent ses moments de lecture et c’est à ce moment-là que s’engager sur le chemin de la littérature noire devient une lumineuse évidence à ses yeux.
Une année plus tard naît son tout premier roman, Je mangerai ton cœur. Tour à tour sombre, romantique, haletant, journalistique, ce thriller attire l’attention des défricheurs de talent chez France Loisirs. Fin 2019, il rejoint les nouveaux auteurs des Éditions du 123. En 2020, ce titre est lauréat du prix du salon du livre du Pays Noir, à Charleroi.
Mais un second roman est déjà prêt, et édité à peine quelques mois plus tard. A travers PARADICTION, paru au printemps 2021, la plume devient davantage sombre et tortueuse, trempée dans le machiavélisme et l’obscurité des âmes. Son troisième thriller, #JE SUIS LILLY, renoue avec une thématique chère à cet écrivain sensible, les violences faites aux femmes, en même temps qu’avec la noirceur vengeresse et les rebonds macabres, en arrière-plan de l’insoutenable résignation pour un fait divers tragique : un meurtre, un féminicide.
Écrivain à la plume percutante et inspirée de questions sociétales ancrées dans l’actualité, Vincent Villa aime l’écheveau conflictuel de la conscience, aux confins de la moralité et des pulsions primaires. Et les intrigues entrelacées libèrent la tension du dénouement, comme l’achèvement complexe d’un puzzle littéraire. Une manière de concevoir ses histoires récompensées en 2023 lorsque son quatrième ouvrage, ADHaine, remporte le prix des salons Loiret Crimes et Noires Soeurs.
Le suivant, Le cimetière des enfants perdus, lui permet pour la première fois de remettre en scène des personnages d’un livre précédent, #JE SUIS LILLY. Axé sur la pédocriminalité, ce nouveau roman dénonce ce fléau sans verser dans la glauque. Dans sa double volonté de divertir et de dénoncer, Vincent Villa cherche en permanence un équilibre très subtil à trouver, tant l’écriture est sans filet. Une volonté confirmée avec ANIMAL LECTER, son sixième thriller, consacré aux animaux, avant une incursion très récente dans le roman noir. Sa nouveauté, en effet, porte sur le scandale des mères désenfantées et l’inceste : un cri du cœur et de colère, poussé à travers Les Mutilées.
Le roman Le cimetière des enfants perdus fait partie de la sélection du Prix de l’Embouchure 2026.
Bibliographie:
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