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Roger Martin

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Roger Martin est un écrivain et un homme politique français, né le 19 février 1950 à Ronchin (Nord).

Il animera cette année l’une des interventions lors de la journée professionnelle du vendredi 6 octobre 2017.

Depuis 1985, Roger Martin a publié 39 ouvrages chez divers éditeurs (Fleuve noir, Calmann-Lévy, Le Seuil, Le Cherche Midi, L’Atelier, Dagorno, EP Editions…) : romans noirs, enquêtes, biographies, critiques, BD.

Spécialiste du Ku Klux Klan, il est l’auteur d’une enquête sur cette organisation, AmeriKKKa, voyage dans l’internationale néo-fasciste (Calmann-Lévy) et de la série BD AmeriKKKa (9 volumes parus).

Roger Martin grandit à Aix-en-Provence où ses parents sont enseignants. Son engagement politique précoce (il adhère aux Jeunesses communistes à 14 ans) lui attire les persécutions de groupes d’extrême-droite implantés dans son lycée.

Après des études d’Anglais, puis de Lettres modernes, il devient certifié de lettres et obtient un premier poste à Mont-Saint-Martin (Meurthe-et-Moselle), ville limitrophe de Longwy, capitale de l’acier.

En 1977, il est élu maire-adjoint communiste de cette ville de 11 000 habitants. Une commission municipale à la culture voit le jour. Passionné de littérature, il crée alors les Rencontres policières de Mont-Saint-Martin, inaugurées par un Didier Daeninckx à l’orée de sa carrière et qui accueillent en quinze ans la fine fleur du roman policier et du cinéma noir. On y rencontre des écrivains (Georges J. Arnaud, Brice Pelman, Jean Mazarin, Tito Topin, Gérard Delteil, Robert Deleuse, Marc Villard, Jacques Mondoloni, Didier Cohen, Jean-Loup Craipeau), des spécialistes de la littérature populaire (Alfu, Robert Bonnaccorsi, René Guise, Claude Mesplède, Jean-Paul Schweig, Jean-Jacques Schleret), des dessinateurs comme Tibet et Michel Gourdon, des cinéastes comme Yves Boisset, Michel Favart, Med Hondo et John Berry, des acteurs comme Jean-Pierre Bisson, Paul Crauchet ou Christian Rauth, ou encore des personnalités connues pour la « fracture de leur vie », René la Canne ou Charlie Bauer.

Parallèlement, Roger Martin a créé un fanzine, Hard-Boiled Dicks, écrit, tapé, publié et encarté « maison » avec l’aide d’un ami, Gilbert Boni, et de toute sa famille. Ce fanzine de 50 à 100 pages selon les livraisons, comprendra 22 numéros consacrés à des auteurs américains (Elmore Leonard, Chester Himes, Joseph Hansen, etc.) ou européens (Manuel Vasquez Montalban, Giorgio Scerbanenco, Paul Berna).

Ce travail attire l’attention sur sa grande connaissance du roman noir et lui vaut de devenir directeur de deux collections successives, Étiquette Noire, qui publiera une trentaine de titres, puis L’Instant noir qui ressuscitera les romans d’Émile Gaboriau et fera connaître des auteurs étrangers tels que Julian Semionov et -Ky.

Il publie également des articles dans diverses revues spécialisées, 813, Thriller, Encrage, Asphalte, L’Almanach du Crime, L’Année du polar et tient la chronique policière, « Haut les mains et bas les masques », au journal L’Humanité.

En 1987, ses critiques à l’égard de la politique du Parti communiste, suivies de son soutien à Pierre Juquin, lui font quitter le parti. Maintenu sur sa liste par le maire, il est néanmoins rétrogradé et perd sa position de « dauphin ». Il abandonne sa chronique à L’Humanité et se consacre davantage à ses travaux. À la demande de Suzanne Beaufils, co-directrice des éditions Fleuve noir, il s’est lancé peu avant dans une série sur le Ku Klux Klan, sous le pseudonyme de « Kenneth Ryan ».

Après un roman noir chez Calmann-Lévy, Skinheads, qui lui attire l’hostilité des milieux skins, et un texte pour enfants, il publie chez le même éditeur en 1989 un document intitulé AmeriKKKa : Voyage dans l’Internationale néo-fasciste, qui connaîtra deux rééditions et qui est considéré comme le meilleur ouvrage sur le sujet…mais qui lui vaudra aussi un procès intenté par un groupe d’extrême-droite, procès qu’il gagnera, fort d’un Comité de soutien de plus de trois cents personnalités.

En 1992, Roger Martin quitte la Lorraine et reviens dans le Vaucluse poursuivre sa carrière de Professeur de Lettres. Il continue son combat antifasciste à travers ses ouvrages mais aussi en prenant part activmement aux mouvements anti-frontistes.  En 1998, paraît Main basse sur Orange (Une ville à l’heure lepéniste) aux éditions Calmann-Lévy.

En 2001, il crée une série BD, AmeriKKKa, avec le concours du dessinateur Nicolas Otéro, qui présente des faits authentiques et actuels mettant en scène Ku Klux Klan et néo-nazis. Six volumes sont parus à ce jour et le septième, Objectif Obama est prévu pour octobre 2010.

Depuis 2005, Roger Martin est de nouveau chroniqueur à L’Humanité où il s’efforce, entre autres, de faire découvrir des auteurs peu ou pas connus publiés parfois chez de petits éditeurs sans oublier cependant des écrivains qu’il revendique pour maîtres es-roman noir, Didier Daeninckx, Catherine Fradier, David Peace ou Dennis Lehane.

En 2008, il publie un gros roman noir, Jusqu’à ce que mort s’ensuive, dans lequel il révèle des faits totalement inconnus de la Seconde Guerre mondiale et l’existence d’un cimetière clandestin américain en Picardie qu’il appelle le « Cimetière des hommes perdus ». Une option cinématographique est prise sur ce roman auquel s’intéresse le réalisateur de Welcome, Philippe Lioret.

En 2016, il signe avec le dessinateur Mako le roman graphique Les Docks assassinés qui évoque l’affaire Durand au Havre en 1910-1911.

Très engagé dans la vie sociale et politique depuis sa jeunesse et l’assassinat de son voisin, le commandant Joseph Kubasiak, par l’OAS, à plusieurs reprises menacé ou agressé par l’extrême droite, Roger Martin a naturellement choisi le roman noir historique comme moyen d’expression car il permet d’aborder à travers des récits à suspense des faits et des préoccupations contemporains.

Ses travaux en cours :  introduction à la réédition de Mon Oncle Benjamin de Claude Tillier (L’Archipel, sortie mars 2017), AmeriKKKa N°10, Les Racines du mal (Editions Paquet, fin 2017).

Romans

1985 : KKK (sous le pseudonyme de Kenneth Ryan), Fleuve Noir

1986 : Guerre au Klan (sous le pseudonyme de Kenneth Ryan), Fleuve Noir,

1987 : Opération Rio Grande (sous le pseudonyme de Kenneth Ryan), Fleuve Noir,

1988 : Skinheads, Calmann-Lévy. Réédit.augmentée de huit nouvelles sous le titre Skinheads et autres récits noirs, éditions Mélis, 2009.

1989 : Opération Chien Rouge, éd. Caribéennes ;

1992 : Contes de l’évasion ordinaire, éd. La Brèche ;

1994 : Les Mémoires de Butch Cassidy, éd. Dagorno ;

1996 : Le GAL, l’égout (« Le Poulpe »), éd. Baleine, Rééd. Le Seuil/Baleine, 2000.

1997 : Mort clandestine, éd. de la Voûte ;

1999 : Une affaire pas très catholique, Seuil, « Points »n°p. 671 ;

2000 : Un chien de sa chienne, Seuil, « Points » n°p. 717 ;

2001 : Quai des désespoirs, Seuil, « Points » n° p. 911 ;

2008 : Jusqu’à ce que mort s’ensuive, Le Cherche Midi.

2010 : Les Ombres du souvenir, Le Cherche Midi.

2013 : Dernier convoi pour Buchenwald, Le Cherche Midi

2013 : L’Honneur perdu du commandant K, Oskar

2016 : Il est des morts qu’il faut qu’on tue, Le Cherche Midi

2016 : avec Mako (illustrateur), Les docks assassinés, l’affaire Jules Durand, Les Éditions de l’Atelier,

Jeunesse :

1988 : Le Piège d’Alexandre, Syros, coll. Souris Noire

2011 : Les Ombres de la nuit, (KKK N°1) Oskar édition

2011 : Les Cagoules de la terreur, (KKK no 2) Oskar édition

Enquêtes :

1988 : AmeriKKKa, voyage en Amérique fasciste, Calmann-Lévy. Réédit. revue et augmentée sous le titre AmeriKKKa, Voyage dans l’Internationale néo-fasciste (1995) ;

1994 : L’Affaire Peiper, éd. Dagorno ;

1998 : Main basse sur Orange: une ville à l’heure lepéniste, Calmann-Lévy.

Essais :

1984 : Le Livre d’or de l’Humanité, éd. Encre,

1985 : Œuvres complètes de Claude Tillier, Slatkine, 3 volumes,

1986 : Panorama des maîtres du polar étranger, Éd. de l’Instant.

1993 : Georges Arnaud : vie d’un rebelle, Calmann-Lévy. Édition revue et augmentée aux éditions À plus d’un titre (2009).

2005 : L’Empire du mal, dictionnaire iconoclaste des États-Unis, Le Cherche Midi.

Bandes dessinées :

2002 : Les Canyons de la mort (AmeriKKKa no 1) , Hors Collection, É.P. éditions (2004) ;

2003 : Les Bayous de la haine (AmeriKKKa no 2) , Hors Collection, É.P. éditions (2004) ;

2003 : Les Neiges de l’Idaho (AmeriKKKa no 3) , É.P. éditions ;

2003 : Cent Tueurs dans la plaine (La Légende de Cassidy no 1) , É.P. éditions ;

2004 : Les Aigles de Chicago (AmeriKKKa no 4) , É.P. Éditions ;

2005 : Le Syndicat des pilleurs de trains (La Légende de Cassidy no 2) , É.P. éditions ;

2005 : Les Commandos de Philadelphie (AmeriKKKa no 5) , É.P. éditions ;

2007 : Atlanta, cité impériale (AmeriKKKa no 6) , É.P. éditions.

2010 : Objectif Obama (AmeriKKKa no 7) , É.P. éditions.

2012 : Les Milices du Montana (AmeriKKKa no 8 ), E.P. éditions

2014 : Cauchemar californien (AmeriKKKa no 9), E.P. éditions

Recueils et anthologies:

1985 : Nouvelles noires, vingt-quatre nouvelles d’Apollinaire à Villiers de l’Isle Adam, éd. Encre ;

1987 : Récits noirs de l’Antiquité, avec Claude Leroy, éd. de l’Instant ;

1987 : Black Label, 12 nouvelles noires, éd. de L’Instant ;

1991 : Une saison d’enfer, éd. Messidor ;

1999 : Requiem pour un muckraker, éd. Baleine ;

2000 : La Dimension policière, Librio no 349 ;

2001 : Corse Noire, Librio no 444 ;

2004 : 36 Nouvelles noires pour l’Humanité, éd. Hors Commerce.

2010 : Corse Noire, éd. (revue et augmentée) Albiana

1984 : Prix Maurice-Renault de la meilleure revue policière pour Hard-Boiled Dicks au Festival de Reims.

2008 : Prix Sang d’Encre du meilleur roman noir pour Jusqu’à ce que mort s’ensuive au Festival de Vienne.

2010 : Prix Thierry Jonquet pour Jusqu’à ce que mort s’ensuive.

2011: Prix des Ancres noires pour Jusqu’à ce que mort s’ensuive au festival des Ancres noires du Havre.

Le site de l’auteur

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