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Rencontre avec Jon Bassoff

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bassoff-jay-halsey-5639d6f1b5b92Dans le cadre de notre cycle de rencontres hors festival et des 10 ans des éditions Gallmeister, nous recevrons l’auteur américain Jon Bassoff le mercredi 6 avril à 20h30 à la Librairie de la Renaissance.

La rencontre sera animée par Jean-Paul Vormus autour de Corrosion le premier roman de Jon Bassoff dans la collection Neonoir.

L’auteur

JON BASSOFF est né en 1974 à New York. En parallèle à son métier d’écrivain, il a créé et il dirige la maison d’édition américaine New Pulp Press, spécialisée dans le roman neo noir américain. Il vit dans le Colorado avec sa femme et ses deux enfants. Corrosion est son premier roman.

Le livre

1043-cover-corrosion-5639d65877d82Un vétéran d’Irak au visage mutilé tombe en panne au milieu de nulle part et se dirige droit vers le premier bar. Peu après, un homme entre avec une femme, puis la passe à tabac. L’ancien soldat défiguré s’interpose, et ils repartent ensemble, elle et lui. C’était son idée, à elle. Comme de confier ensuite au vétéran le montant de l’assurance-vie de son mari qui la bat. Ce qu’elle n’avait pas réalisé, c’était qu’à partir de là, elle était déjà morte.

Ce qu’en disent les critiques

L’année noire s’ouvre en fanfare ! Voici Corrosion, nouvelle encoche, bien profonde à la crosse de neo noir, l’arme de poing des éditions Gallmeister. […] Bassoff annonce la noirceur et remet les pendules à l’heure : notre bas monde est rongé jusqu’à l’os, nos âmes oxydées jusqu’à mort, rien de tient, tout s’effrite.

François Angelier, Le Monde des livres

Jon Bassoff est un drôle de paroissien et un sacré chimiste du « genre ». Il ouvre son bal maudit façon noir country (bled improbable, déclassés et amours à la ramasse) et le dynamite en cours de la folie qui dissout inexorablement les fondements de la Grande Nation. […] Pour les prochains, on dira simplement qu’il s’agit d’un Bassoff.

Alain Léauthier, Marianne

Jon Bassoff est sans doute le pendant littéraire du cinéaste américain Quentin Tarantino. Il suffit de jeter un coup d’œil au site de sa maison d’édition, « New Pulp Press », fondée en 2008, pour s’en laisser convaincre, easily. Cover typiques des années 50, avec nana carrossées, méga sexe, et titres chocs, genre The Rapist ou encore Skull Fragments, le catalogue de ce dingue des genres « polar et horreur » fleure bon le sang, le sexe et la trouille. Encore une fois, Gallmeister a repéré le petit bijou, et publie pour la première fois en France, un ouvrage de cet auteur que Kenn Bruen situe entre Tarantino, Palahniuk et le grandissime Jim Thompson
[…] Corrosion est puissant, vivifiant, du polar noir de chez noir.

Karen Lajon – Le Journal du Dimanche

[…]Corrosion, roman noir hallucinatoire sur une Amérique pourrissante bien loin des lumières des mégapoles des côtes est et ouest. Corrodée jusqu’à la moelle, l’Amérique de Downs et Faulk a même fini par perdre le semblant de vernis de civilité que pouvaient lui conférer la religion et l’esprit de communauté. Ici c’est chacun pour soi, les hommes d’Église sont soit des charlatans, soit des lâches et personne, à part les cadavres bouffés par les asticots, n’est vraiment ce qu’il paraît être. Pas étonnant que là-dessous la rouille avance et que l’armature de cette société ne cesse de se ruiner au fur et à mesure que le métal s’effrite inexorablement, plaque par plaque.
Atmosphère de fin du monde et délires psychotiques rendus par une écriture rentre dedans sans fioritures mais ciselée sont au programme de ce roman inconfortable et fascinant.

Yan Lespoux, Encore du noir

Difficile de faire plus noir et plus dérangeant que cette plongée au cœur de la folie.
Le lecteur est happé par une histoire hallucinée et la folie qui s’installe peu à peu. On étouffe, on est asphyxié par la plongée dans un cerveau malade, définitivement dérangé par la souffrance, la solitude et une religiosité et un nationalisme primitifs. Plongée dans un monde étriqué et sans espoir, un monde de prédicateurs qui promettent l’enfer et l’apocalypse.
C’est très fort, très habile dans la construction (on se fait bien balader), très fort dans l’écriture qui épouse la pathologie du personnage.
Je ne vous dirai pas que c’est agréable ou aimable, mais c’est assurément une lecture qu’on n’oublie pas.

Jean-Marc Laherrere, Actu du noir

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