Abonnement aux flux : Articles | Commentaires

Ramón Díaz Eterovic

0 commentaire

Ramón Díaz EterovicRamón Díaz Eterovic, chilien, est né dans une famille ouvrière et a passé son enfance et son adolescence à Punta Arenas, dans l’extrême sud du pays. En 1974, il entre à l’Université du Chili, à Santiago, où il fait des études de Sciences Politiques et Administratives et obtient un diplôme d’administrateur public. Étudiant, il milite au Parti Communiste chilien qu’il quitte en 1989. Pendant ses études, il  anime un groupe littéraire et publie une revue culturelle Luz verde para el arte (feu vert pour l’art), qui paraît 4 fois avant d’être censurée. Ses activités politiques et culturelles lui valent d’être séquestré par la police politique de Pinochet en 1977. De 1979 à 1985, il travaille comme administrateur public, emploi qu’il quitte alors pour participer à un mouvement politique, Movimiento Democratico Popular (Mouvement Démocratique Populaire), dont le but est de mettre fin à la dictature de Pinochet et de restaurer la démocratie.

Il est depuis 1985 critique de cinéma et critique littéraire dans différents journaux. Toutes ces activités ne l’empêchent pas d’écrire des poèmes, des nouvelles, des scenarii pour la télévision, et des romans, dont la série consacrée à Heredia et à son chat Simenon. Il crée ce personnage, en 1987 dans La ciudad esta triste, roman non traduit en français. Heredia est bien de la famille des enquêteurs latins  : cousin des espagnols Carvalho et Mendez, du mexicain Belascoaran ou de Conde le cubain. Solitaire, désabusé, fidèle à ses idéaux de jeunesse, même quand tout le monde autour de lui les renie, amateur de littérature et de tangos, habitué à noyer ses désillusions dans l’alcool, nostalgique et gardien de la mémoire, il se bat contre des forces qui le dépassent, le sait, et s’en fout. La seule chose qui lui importe, c’est de pouvoir se regarder dans la glace sans avoir honte, de savoir qu’il reste fidèle à des luttes pour lesquels tant de ses amis ont souffert, et sont morts.

Le dernier roman de la série paru en France, L’obscure mémoire des armes (La oscura memoria de las armas) est l’un des finalistes du prix Violeta Negra qui sera remis pendant le salon.

 

. Les sept fils de Simenon (Los siete hijos de Simenon, 2000) – Métailié, 2001

. La mort se lève tôt (Angeles y solitarios, 1995) – Métailié, 2004

. Les yeux du coeur (El ojo del alma, 2001) – Métailié, 2007

. La couleur de la peau (El color de la piel, 2003) – Métailié, 2008

. L’obscure mémoire des armes (La oscura memoria de las armas, 2008) – Métailié, 2011

 

L’obscure mémoire des armes

« Superbe portrait au noir des dérives criminelles du temps de Pinochet et de leur persistance chez les victimes et bourreaux. »

Claude Guégan dans Sud-Ouest Dimanche.

 

La couleur de la peau

« Un roman très attachant par son ton et son humour, qui nourrit une méditation sur l’art de vieillir.»

Françoise Barthélémy dans Le Monde Diplomatique

 

Quelques textes en espagnol sur le portail de la Bibliothèque numérique nationale du Chili.

Une interview repiquée sur Libération.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Captcha * Le temps imparti est dépassé. Merci de recharger le CAPTCHA.