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Pierre Barrot

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Pierre Barrot - (c) Salimata Barrot

Pierre Barrot – (c) Salimata Barrot

Né en 1961 à Montargis, Pierre Barrot grandit dans une ferme du Gâtinais où il intervient comme chauffeur de tracteur dès l’âge de huit ans. A onze ans, il abat son premier rat des champs avec un fusil d’avant-guerre. En 1982, il se déclare « opposé à l’usage personnel des armes » pour échapper au service militaire mais ce n’est que sept ans plus tard qu’il renonce à la chasse après avoir tiré vainement six cartouches sur un faisan indestructible.

En 1991, lors d’un reportage au Mali, il rencontre une jeune apprentie-institutrice rescapée de la répression qui a précédé la chute du dictateur Moussa Traoré. Dix-huit mois plus tard, il l’épouse et publie la même année, grâce au romancier et éditeur Michel Sauquet, un premier roman inspiré de la révolution sankariste au Burkina Faso (Bill l’espiègle), qui sera salué par l’agronome et écologiste René Dumont comme un « beau livre » et « une idée absolument originale ». En 1995, il s’installe avec son épouse et leur première fille en Afrique où il restera treize ans, exerçant successivement les métiers de journaliste, producteur de séries télévisées et attaché culturel.

En 2003, sa dernière production, « Taxi Brousse », obtient le prix de la meilleure série au festival de Genève, devant la série « Taken », produite par un certain… Steven Spielberg.

De retour en France à l’automne 2008, en pleine crise financière, il parvient à nourrir sa famille en instruisant d’abord des recours de demandeurs d’asile, puis des demandes de financement de productions audiovisuelles. En 2009, une annonce des éditions Wartberg lue sur internet le conduit à collaborer à la collection « Nous les enfants de… ». En 2014 et 2015, il publie, chez le même éditeur, deux romans policiers dans la collection « Zones noires ».

Imprégnés de son expérience africaine, les polars de Pierre Barrot posent un regard ironique et parfois mordant sur une France où le désarroi identitaire n’épargne ni les déracinés ni les « de souche ».

Le yéti de Montpellier, publié en 2014 a été sélectionné pour le prix de l’embouchure.

 

Bill l’espiègle (avec Seydou Drame), Lieu Commun (1993).

Nollywood, le phénomène vidéo au Nigeria, L’Harmattan (2005) et James Currey (2008).

Nous les enfants de 1961, Wartberg (2010).

Le yéti de Montpellier, Wartberg (2014).

Balivernes pour un massacre, Wartberg (2015).

 

Le yéti de Montpellier :

« … tous ces sujets bigarrés et hétéroclites composent un bouquet bien typé pour jouer ce fait divers sordide. Qui se lit d’une traite. Porté dans un style rythmé clair, à vif, sensible.»

Camille-Solveig Fol. Midi Libre.

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