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Marcus Malte

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Malte Marcus -  (c) Anne Le Van Ra

Malte Marcus - (c) Anne Le Van Ra

Né en 1967, à La Seyne-sur-Mer, dans le Var, Marcus Malte y est resté. Auteur secret et discret, il ne dévoile pas grand-chose de sa vie… A peine sait-on que ses origines sont populaires, qu’il descend d’une lignée d’ouvriers, d’artisans. Que passionné de lecture enfant, dévorant aussi bien San Antonio qu’Albert Cohen Jim Thompson ou Céline, il commence à écrire au sortir de l’école primaire. Après des études de cinéma, il s’est essayé à la musique, passe de l’écriture de chansons à celle de sketches. A 22 ans, il achève l’écriture d’un premier roman (non publié). Devenu père à 23 ans, il lui faut bien gagner sa vie, il devient alors projectionniste, tout en continuant d’écrire. Ce seront d’abord des nouvelles, qui paraissent en recueil collectif ou en solo. Les Éditions du Fleuve noir publient ses deux premiers romans, le Doigt d’Horace et le Lac des singes. Il y crée Mister, un pianiste noir. Ce personnage attachant par son humanité, « possède une espèce d’innocence qui se heurte à la réalité sordide et implacable ».

Cinq autres romans et un Poulpe plus tard, Garden of Love (Zulma, 2007) le révèle enfin au grand public. Difficile d’accès mais fascinant, ce long roman-poème mêle passé et présent dans une belle histoire de désespérance et d’amour. Il sera couvert de prix dont celui des lectrices de Elle, ce qui permet à Marcus Malte de devenir écrivain professionnel. Quatre ans plus tard, la publication des Harmoniques reprend le personnage de Mister. Le pianiste de jazz mène l’enquête sur la mort de Véra Nad, une jeune femme venue des Balkans, une habituée du club où il joue, retrouvée brûlée vive. Le roman est vivifié par la présence continuelle de la musique. Celle du piano de Mister, comme du jazz qu’il écoute en voiture. Celle des mots, aussi, d’un auteur qui avoue « écrire à l’oreille », comme on improvise, sensible au son de la phrase qui lui vient, avant même d’en découvrir le sens.

 

Romans

. Cannisses – éditions de l’Atelier In8, 2012

. Mortes saisons – éditions le Bec en l’air, 2012

. Les harmoniques – Gallimard Série noire, 2011

. Garden of love – Zulma, 2007 – Gallimard Folio Policier, 2010

. La part des chiens Zulma 2003 – Gallimard Folio Policier, 2008

. Plage des Sablettes, souvenirs d’épaves – Autrement, 2005

. Mon frère est parti ce matin… – Zulma, 2003

. Et tous les autres crèveront – Zulma, 2001

. Le vrai con maltais – Baleine/Le Poulpe, 1999

. Carnage, constellation – Fleuve Noir, 1998 – Gallimard Folio Policier, 2008

. Le lac des singes – Fleuve Noir, 1997 – Gallimard Folio Policier, 2009

. Le doigt d’Horace – Fleuve Noir, 1996 – Gallimard Folio Policier, 2009  

Romans jeunesse

. Mon vaisseau te mènera jeudi sur un nuage – Syros, 2011

. Scarrels – Syros, 2008 – Syros poche, 2010

. L’échelle de Glasgow – Syros, 2007

. De poussière et de sang – Pocket Jeunesse, 2007

. Il va venir – Syros, 2005  

Nouvelles

. Toute la nuit devant nous – Zulma, 2008

. Intérieur nord – Zulma, 2005  

Albums

. La chanson de Richard Strauss – Sarbacane, 2012

. Ô corbeau – Syros, 2010

. Le chat Machin  – Syros, 2007

 

Voir le site de Marcus Malte

Lire une interview sur K-libre

Ecouter les musiques ayant inspiré les Harmoniques

 

CannissesCannisses – éditions de l’Atelier In-8

Dans un lotissement de province, un homme tente de surmonter la mort de sa femme et d’élever seul leurs deux enfants. Retranché derrière ses cannisses, il observe ses voisins : un couple et leur petite fille. Une famille unie, en bonne santé, qui vit avec insouciance et légèreté dans un pavillon semblable au sien. Des gens heureux. Pourquoi eux et pas lui ? A quoi ça tient, le bonheur ? A presque rien. A un fil. A l’emplacement d’une maison. A un numéro sur la façade. Peut-être. Ce qui est sûr, c’est qu’une simple rue, parfois, sépare la raison de la folie. Il suffit de la traverser pour que tout bascule. Avec Cannisses, l’auteur nous entraîne, doucement mais inéluctablement, dans le récit de la douleur ordinaire. Et de l’horreur absolue.

Mortes saisons – Le bec en l’air

Dans la lumière hivernale de la Côte d’Azur, qui redessine de manière impressionniste les plages et les paysages côtiers, Alice s’adresse à son frère, Pierre, disparu il y a presque cinquante ans pendant la Guerre d’Algérie. La violence et la vivacité mordante de ses paroles laissent deviner une relation passionnelle, interrompue brutalement. En contrepoint, les carnets de Pierre révèlent l’indicible, la violence sourde et la responsabilité du soldat face à la barbarie des actes de guerre.

On retrouve dans ce texte la puissance et la maîtrise de l’écriture de Marcus Malte. Les photographies en couleurs de Cyrille Derouineau, silencieuses et presque fantomatiques, lui ont inspiré une fiction engagée qui nomme avec justesse, jusqu’à l’insoutenable parfois, les plaies d’un conflit colonial dont la littérature a peiné à s’emparer.

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