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Marc Fernandez

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Marc Fernandez est né en 1973, année du coup d’état de Pinochet au Chili et deux ans avant la mort de Franco. Deux événements pas anodins pour la suite… Marc Fernandez est tombé dans la presse depuis tout petit, au point d’en faire son métier une fois grand. Il a notamment travaillé durant douze ans à Courrier International, où il était chargé de suivre l’actualité de l’Amérique latine et de l’Espagne. Le franco-espagnol a, dans le même temps, commis plusieurs livres d’enquêtes au long cours avec son complice Jean-Christophe Rampal, dont Pinochet, un dictateur modèle (vous voyez le rapport avec sa date de naissance ?) et le remarqué La ville qui tue les femmes. Une plongée de deux ans à Ciudad Juárez, capitale mondiale du féminicide et ville la plus dangereuse du monde. À quatre mains, ils publient aussi une fiction, Narco Football Club, inspirée par leur expérience mexicaine.

Lecteur compulsif de polars et amateur de faits divers, Marc Fernandez quitte le concon douillet d’une grande rédaction pour se lancer dans l’aventure Alibi. Une revue vendue en librairie dédiée aux histoires criminelles et à la littérature noire, cofondée et codirigée avec un autre complice, Paolo Bevilacqua. Une expérience qui va durer quatre ans et qui, malgré le succès d’estime, prend fin début 2015, après dix numéros, un hors-série et deux numéros spéciaux.

C’est qu’entre temps, le virus de l’écriture l’a repris. À force de chroniquer les livres des autres et de rencontrer des auteurs, il franchit de nouveau le pas. Tout seul cette fois. Mala Vida est son premier roman en solo. Et comme on ne se refait pas (journaliste un jour, journaliste toujours…), c’est un fait réel qui en est le point de départ : l’histoire des bébés volés du franquisme. Pour son second roman, Guérilla Social Club, là encore la réalité a servi d’idée de base (la tentative d’assassinat de Pinochet en 1986), pour finir en un roman noir où le passé et le présent s’entremêlent sur fond d’anciens guérilleros et d’ennemis d’antan. Le texte qui clôturera cette trilogie hispanique paraîtra en octobre 2018 et, une fois de plus, part d’une vraie histoire criminelle, celle du meurtre d’un photographe de presse dans l’Argentine de Carlos Menem en 1997.

Enfin, après l’arrêt de la revue Alibi, il est appelé par les éditions Plon pour créer et diriger leur nouvelle collection de polar. Sang Neuf voit ainsi le jour en mars 2016 et publiera de 6 à 8 romans noirs par an.

Romans

  • Guérilla social club, éditions Préludes (2017)
  • Mala vida, éditions Préludes (2015), Livre de poche (2017)
  • Narco Football Club (avec Jean-Christophe Rampal), éditions Moisson Rouge (2008), Livre de Poche (2016)

Essais & documents (coécrits avec JC Rampal)

  • Pinochet, un dictateur modèle, éd. Hachette Littératures (2003)
  • La ville qui tue les femmes (Enquête à Ciudad Juárez), éd. Hachette Littératures (2005)
  • Le livre noir de la condition des femmes (collectif), XO éditions (2006)
  • Les guides de l’état du monde, éd. La Découverte (2010)

Mala vida :

« Pour un premier roman, c’est une formidable réussite, un formidable moment de lecture, dont le rythme ne baisse pas du début à la fin.» 

(Black Novel)

Une interview à propos de Guerilla Social Club sur le site de Rfi en mai 2017.

Marc Fernandez présente Mala vida  et Guerilla Social Club sur YouTube.

 

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