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Le prix Violeta Negra 2012

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En 2011, Toulouse Polars du Sud lance le prix Violeta Negra.

Son objectif : mettre en évidence un roman noir ou policier traduit d’une langue du Sud (espagnol, italien, portugais, grec, turc, ou toute autre langue du Sud).

Un jury de sept personnes choisira l’ouvrage gagnant parmi six romans présélectionnés par les critiques membres du Conseil d’Administration de TPS.

Cette sélection de six livres est faite parmi les traductions parues l’année précédente, soit pour le prix 2012, les livres publiés entre le 1er janvier et le 31 décembre 2011.

La délibération aura lieu le 26 juin et le prix sera remis pendant le festival 2012.

 

Composition du jury

Président : Thomas Chabrol

Cet acteur français a de qui tenir, fils de l’actrice Stéphane Audran et du  réalisateur Claude Chabrol, il est acteur à la fois pour le cinéma et pour la télévision. Il débute sa carrière à 13 ans en 1976 devant la caméra de son père dans Alice ou la dernière fugue. On la récemment vu au cinéma dans Les Saveurs Du Palais de Christian Vincent ou à la télévision dans Le Grand Georges de François Marthouret ou Les affaires sont les affaires de Philippe Bérenger.

Pierre-Jean Bourgeat, producteur radio, traducteur, interprète.
Karine Guitton de la médiathèque de Toulouse.
Greg Lamazères, journaliste Télé Toulouse
Antonia Marquez, bibliothécaire, (membre du conseil d’administration de TPS).
Joëlle Porcher, rédactrice en chef de Toulouse Mag.
Jean-Paul Vormus, ingénieur, (membre du conseil d’administration de TPS).

 

La présélection 2012
Présélection du prix Violeta Negra

1. L’Obscure mémoire des armes de Ramón Diaz-Eterovic (Chili)
La Oscura memoria de las armas (2008), Métailié (2011), traduit de l’espagnol (Chili) par Bertille Hausberg.

Alors que de nombreuses plaies ne sont toujours pas refermées sur les meurtres perpétrés par le régime de Pinochet, Heredia, privé mélancolique et combatif, enquête sur un homicide et se trouve à nouveau confronté aux fantômes du passé. Dans un Chili qui voudrait oublier les exactions et les tortures, Heredia promène son blues, son amour du tango et des poètes tout en restant vigilant.

2. La Plage des noyés de Domingo Villar (Espagne)
La Playa de los ahogados (2009), Liana Levi (2011), traduit l’espagnol par Dominique Lepreux.

La mort d’un pêcheur près de Vigo en Galice sert de trame à la peinture de ce bout du monde menacé et rude des pêcheurs côtiers. L’enquête est menée par un policier galicien taiseux épaulé par son bouillant adjoint aragonais. Deux flics atypiques pour un roman à la douce mélancolie d’un temps révolu.

3. La Chambre des merveilles d’Alfonso Mateo-Sagasta (Espagne)
El gabinete de las maravillas (2006), Rivages/Thriller (2011), traduit de l’espagnol par Denise Laroutis.

Madrid, au début du XVII° siècle, Isidoro Montemayor, le héros haut en couleur de Voleurs d’encre revient pour une enquête à la fois érudite et picaresque, sur les traces de l’assassin de l’archiviste d’un marquis, étrange collectionneur et collectionneur de l’étrange.

4. L’appât de José Carlos Somoza (Espagne)
El cebo (2010), Actes Sud (2011), traduit l’espagnol par Marianne Millon.

L’auteur nous emporte vers le futur où le psynome, équivalent psychique du code génétique, est décrypté et utilisé dans la recherche de criminels psychopathes. Pour ce faire, on les attire à l’aide d’appâts humains formés aux techniques des Masques, elles-mêmes, basées sur l’analyse du comportement humain dans les œuvres de Shakespeare. De chasseurs, les tueurs en série et les maniaques sexuels deviennent proies…

5. L’hiver du commissaire Ricciardi de Maurizio de Giovanni (Italie)
Il Senso del dolore, L’inverno del commissario Ricciardi (2007), Rivages/Noir (2011), traduit de l’italien par Odile Rousseau.

Flic solitaire à Naples dans les années trente, Ricciardi a la particularité de ressentir les ultimes émotions des victimes sur lesquelles il mène l’enquête. Une capacité redoutable pour résoudre certaines investigations mais n’arrange pas ses relations conflictuelles avec un pouvoir fasciste de plus en plus arrogant.

6. D’acier de Sylvia Avallone (Italie)
Acciaio (2010), Liana Lévi (2011), traduit de l’italien par Françoise Brun.

Cette œuvre d’une très jeune romancière italienne raconte quelques mois de la vie d’Anna et Francesca, adolescentes lumineuses qui vivent, à l’ombre des aciéries, au bord de la plage de Piombino, en face de l’île d’Elbe. Des aciéries en perte de vitesse avec tout ce que cela suppose de détresse, de larmes et de violence.

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