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Jilali Hamham

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Jilali Hamham

Jilali Hamham

À coup sûr, Jilali Hamham pourrait être bête de scène façon Jamel Debbouze. Il est écrivain. Auteur d’un polar édité chez la très estimée maison d’édition parisienne Rivages/noir. À l’écouter, on se dit que Jilali Hamham, 28 ans, revient de loin. « Des lettres de refus d’éditeur, j’en ai eu ! Je les ai accrochées chez moi. Comme une motivation pour leur prouver le contraire ! »

Jilali  Hamham a grandi dans un quartier populaire d’Angers. Après ses études universitaires, il publie un essai, « qui s’apparentait plus à un cri de naissance qu’à autre chose ». Par la suite, il troquera ses cris contre de subtils récits.

De son rendez-vous de cinq minutes top chrono avec François Guérif, le directeur de la collection Rivages Noir, il parlerait des heures. L’angevin y est allé au culot. Ruminant en boucle cette maxime de Musset qu’il aime tant « Voir c’est savoir, vouloir c’est pouvoir, et oser c’est avoir ». Oui, de l’art d’oser pour déposer en mains propres son manuscrit. Quelques semaines plus tard, bingo, pari hardi gagné ! « La parole de François Guérif est aussi fiable que la signature d’un notaire » dit-il avant de plonger et partir en brasse coulée dans MachiAdam, son premier roman aux dialogues fulgurants. Écrit dans une langue superbe, parfaitement maîtrisée, qui respecte les canons d’excellence de la littérature française, l’ouvrage est un condensé de suspens. Son auteur cite Manchette, pointure du roman policier « J’ai voulu écrire un roman de critique sociale qui prend pour anecdote une histoire de crime. » Le polar comme prétexte… Pour dénoncer et jouer avec les mots. Ah les mots…, ceux que l’ancien étudiant en lettres étrangères appliqués aime toujours emboîter. « Je suis amoureux de la langue française, c’est viscéral, j’aime écrire. Difficile après la dream team du XIXe siècle : Dumas, Mérimé, Balzac et tous les autres ! J’aurais aimé vivre à cette époque là ! »

Aujourd’hui, alors que son livre vient de sortir, il travaille d’arrache pied sur son prochain projet, l’ambitieux 93 Panthers, (autrement dit les Blacks Panthers du neuf trois !), et il vient aussi de créer avec son ami Karim Madani édité chez Gallimard Noir, le binôme « Crackzeinberg Factory ». L’objectif ? « On a été approché par une chaine de télévision et quelques maisons de productions pour plancher sur différents projets de série TV ! » Il est loin le temps où, gamin, il sortait chaque semaine de la bibliothèque du quartier avec cinq livres sous le bras. Il dit et redit : « Quelqu’un d’illettré, c’est un otage qu’on donne au malheur ! »

Jilali  Hamham signe donc son premier roman MachiAdam chez Rivages Noir en 2012 très salué par la critique, l’histoire du jeune machiavélique Adam qui rêve de s’en sortir en montant un gros coup pour établir un trafic de drogue entre le Maroc et Nantes.

 

La souffrance. Editions Paulo Romand. 2006

Machiadam. Rivages/Noir. 2012

 

On peut retrouver sur le site du Concierge Masqué une interview de Jilali Hamham.

 

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