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Jérôme Leroy

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Jérôme Leroy

Jérôme Leroy

Né à Rouen en 1964, Jérôme Leroy a été professeur de français dans différents collèges du Nord, et enseigna en particulier dans des établissements de zones dites sensibles. Il publie son premier roman L’orange de malte en 1990 et obtient le prix du quartier latin.

Grand admirateur de Frédéric H. Fajardie, il devient son ami et lui consacre en 1994 une étude sobrement intitulée Frédéric H. Fajardie, publiée au Rocher. Il lui rendra un nouvel hommage quelques temps après sa mort en le mettant en scène dans un roman noir En harmonie publié en 2009.

Il a depuis quelques années renoncé à l’enseignement et se consacre uniquement à la littérature. Il est l’auteur de romans (adulte et jeunesse), de nouvelles et de poèmes.

La fin du monde, le vin et les femmes sont des thématiques récurrentes de ses romans qui mettent en scène des personnages très « fajardiens », chevaleresques, nostalgiques mais ne refusant jamais le combat.

Dans son avant dernier roman, Le bloc paru à la série noire il donne jour à deux narrateurs militants et dirigeants d’un parti d’extrême droite ressemblant furieusement au Front National au moment ou celui-ci est sur le point de rentrer dans un gouvernement de droite.

L’ange gardien, son dernier roman qui reprend le cadre et certains personnages du précédent a reçu le prix des lecteurs du festival des Quais du Polar.

Parallèlement, ses derniers romans jeunesse (La grande môme et Norlande) ont accumulé les prix dans toute la France.

 

Romans noirs

1990 : L’orange de Malte (Rocher) – Prix du Quartier Latin

1994 : Le cimetière des plaisirs (Rocher)

1997 : Monnaie bleue (Rocher) – 2009 (La Table ronde, collection de poche La petite vermillon)

2000 : Big sister (Librio) ; 2004 (Mille et une nuits, collection La Petite collection)

2002 : Bref rapport sur une très fugitive beauté (Les Belles Lettres, collection « Le grand cabinet noir »)

2004 : Le cadavre du jeune homme dans les fleurs rouges (Rocher)

2005 : Rendez-vous rue de la Monnaie (Autrement)

2008 : La Minute prescrite pour l’assaut (Mille et une nuits)

2009 : En harmonie (Équateurs)

2009 : A vos Marx, prêts, partez ! (Éditions Baleine, coll. « Le Poulpe »)

2011 : Le Bloc, Gallimard, Série Noire

2014 : L’ange gardien, Gallimard, Série Noire

 

Romans jeunesse

2006 : La princesse et le viking (Syros, collection « Souris noire »)

2007 : La Grande Môme (Syros, collection « Rat noir ») Prix du polar Jeunesse

2013 : Norlande (Syros, collection « Rat noir »)

 

Poésie

2006 : Le déclenchement muet des opérations cannibales (Équateur)

2010 : Un dernier verre en Atlantide (La Table ronde)

 

Essais

1994 : Frédéric H. Fajardie (Rocher)

 

A propos de Le bloc

« A quoi tient la réussite spectaculaire de ce roman noir ? A la personnalité complexe des deux hommes avant tout, dont nous découvrons la vie à travers des aveux à la première personne. Ce parti pris romanesque rend leur histoire fascinante. Dans un même mouvement de lecture alternent répulsion et empathie. Condamnation et compassion. Dégoût et pitié. On en oublie souvent ce qu’ils font pour écouter ce qu’ils sont. De cette ambiguïté même naît la puissance du récit. Leroy maintient la tête du lecteur au-dessus d’eaux très sombres. Celles de deux âmes qui se savent damnées. Le nez sur ces confessions nauséabondes, nous y devinons, fugacement, notre propre reflet. Dans le Bloc, «je» est un autre et ça nous arrange.

La France dépeinte par Jérôme Leroy est certes une France défigurée, mais on en reconnaît de plus en plus les traits. Ce n’est pas une France décomplexée qui se jetterait avec insouciance dans les bras du Bloc patriotique, mais un pays qui s’y réfugie, acculé par une classe politique en pleine faillite. Polar passionnant sur le Front national, le Bloc est aussi le portrait de cette France qui baisse le front. Un roman qui se dévore mais ne se digère pas. Qui vous sonne. Comme «un Manchette» en plein visage. ».

Olivier Maison. Marianne.

 

A propos de L’ange gardien

« C’est ainsi que L’Ange gardien délivre ses sortilèges au rythme impeccable d’une chasse à l’homme. Mais ce roman tranchant comme l’épée ne serait pas si réussi s’il ne comportait pas une forte dose d’angoisse comique. Leroy est excellent lorsqu’il met en scène Martin Joubert, l’écrivain raté qui rend publics les lourds secrets qui lui ont été confiés sur le fonctionnement de l’Unité ; et divinement inspiré lorsqu’il clôt son roman noir le jour des morts.»

Sébastien Lapaque. Le Figaro.

 

Le site de l’auteur.

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