Abonnement aux flux : Articles | Commentaires

Ian Manook

3 commentaires

Ian Manook -  (c) Richard Dumas

Ian Manook – (c) Richard Dumas

Ian Manook, de son vrai nom Patrick Manoukian, nait à Meudon en 1949 dans une famille  ouvrière modeste aux origines arméniennes. Issu de la filière « moderne » du Lycée Hoche de Meudon, il intègre à la dernière minute une terminale « classique A’ » au lycée Claude Bernard à Paris où il termine premier prix de philo et deuxième prix de français.

À 16 ans, il part vivre dans le Bronx à New-York pendant trois mois. À 18 ans, il engage un périple de 40 000 kilomètres à travers les États-Unis et le Canada en stop et c’est à cette occasion qu’il entreprend d’aller au festival de Woodstock, en partant de la côte Est. C’est en arrivant en Californie qu’il se rend compte que le festival s’ouvre le jour même exactement d’où il vient, sur la côte Est… c’est dire s’il a déjà la tête ailleurs, au sens propre, comme au sens figuré. Plus tard suivront la découverte de l’Islande, du Brésil, de l’Alaska, de la Mongolie…

Après ses études, il entame le périple initiatique qui forme la jeunesse de l’époque, mais dans le sens opposé aux chemins de Katmandou. Vingt-sept mois vers l’ouest (Islande, Groenland, États-Unis, Rio de Janeiro le jour du carnaval…) qu’il termine par un séjour de treize mois dans le Mato Grosso brésilien qui le marque à jamais.

Ian Manook est un vrai soixante-huitard. Sauf à considérer qu’il commence les évènements dans le service d’ordre du PSU de la faculté de droit d’Assas à Paris, pour terminer quelques mois plus tard dans l’atelier d’affiches des jeunesses gaullistes de l’UJP. L’itinérance et le vagabondage, même en politique. De ces années-là il dit en souriant que l’humanité n’a connu qu’une seule petite décade pendant laquelle il y avait déjà la pilule et pas encore le Sida, qu’il a eu vingt ans pendant cette période là, et que sa jeunesse n’a vraiment pas manqué d’amour.

En 1987, il crée deux sociétés : Manook, agence de publicité spécialisée dans la communication autour du voyage qu’il dirige aujourd’hui avec son fils Julien, et les Éditions de Tournon, longtemps leader de la presse jeunesse sur le marché français en éditant les plus importantes licences (Goldorak, Denver, X-files,Tortues Ninja…).

L’auteur a toujours écrit et a plusieurs manuscrits inachevés. Sa fille cadette, Zoé, qui lisait au jour le jour ce qu’il ajoutait à un manuscrit ou à un autre, refuse un beau matin de continuer à lire tant qu’il n’aura pas publié un de ses textes. Par défi, il se fixe alors un programme d’écriture, à raison de deux livres par an, dans un genre et sous un pseudo différent à chaque fois. Il publie ainsi en 2012, Le Temps du Voyage, petite causerie sur la nonchalance et les vertus de l’étape,  sous son vrai nom aux éditions Transboreal, et la même année sous le pseudo Paul Eyghar, un roman pour la jeunesse, Les Bertignac (Editions Hugo&Cie, Prix Gulli du meilleur roman 2012). En 2013, il écrit Un roman brésilien, non encore édité, et Yeruldelgger, son polar mongol, quatrième genre sur sa liste d’écriture.

Un programme qu’il s’apprête à revoir, puisqu’à la suite du succès de Yeruldelgger, il est le lauréat du prix Quai du Polar/20 minutes 2014, du prix des lecteurs de Notre Temps, et fait partie des finalistes du Prix SNCF du Polar (catégorie Roman) et du Grand prix des Lectrices ELLE (catégorie Policier). Que les lecteurs se rassurent : Ian Manook a glissé dans son programme d’écriture un autre polar dont il a déjà rendu le manuscrit à Albin Michel et entame déjà l’écriture du troisième. Toujours avec Yeruldelgger, bien entendu…

 

Le Temps du Voyage, Editions Transboreal (2012)

Les Bertignac, Editions Hugo&Cie (2012)

Yeruldelgger, Editions Albin Michel (2013)

 

À propos de Yeruldelgger

Interview après l’annonce du prix Quais du Polar/20Minutes 2014

Sur le site Salon Littéraire, Dix bonnes raisons de ne pas lire « Yeruldelgger »

Sur le blog Un polar-Collectif et celui de Mediapart, la critique de Jacques Teissier

  1. LONERGAN JEFFREY says:

    J’ai littéralement dévoré ce bouquin et J’attends la suite
    avec impatience. Longue vie à Yeruldelgger.

  2. Je me suis permis de faire le lien vers votre blog… si vous voulez jeter un oeil c’et ici :
    http://cecibondelire.canalblog.com/archives/2015/07/11/32342290.html

    Bye !

Trackbacks/Pingbacks

  1. Yeruldelgger d’Ian Manook | A chacun sa vérité - […] Pour en savoir plus sur Ian Manook! […]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Captcha * Le temps imparti est dépassé. Merci de recharger le CAPTCHA.