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Éric Maravélias

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Éric Maravelias

Éric Maravélias

Aurélien Masson, le directeur de la Série Noire l’avait annoncé : La faux soyeuse, premier roman d’Éric Maravélias paru en mars 2014 est une grande découverte. Si l’ouvrage n’est pas autobiographique, il emprunte beaucoup à l’histoire personnelle de son auteur. Ce grand fan de James Lee Burke, d’Edward Bunker et de James Ellroy, présentait lui-même son livre à sa sortie sur le site de livresque-du-noir.

« La Faux Soyeuse est un roman noir, pas de doute. Très noir. Suivant la définition d’Aurélien Masson, le directeur de la mythique série noire, un roman noir se doit de respecter au moins trois critères. Un milieu, avec son langage et ses codes, des personnages vivants et attachants, et une intrigue.

Pour le milieu, avec La Faux, on a la tête dans le sac. On est en banlieue, près de Paris, et au fil des 253 pages, le lecteur traverse deux décennies. La folie des années 80, les vols, les braquages, la belle vie, l’amour, et l’arrivée en masse de la dope dans les quartiers, la glissade et la chute irréversible de Franck, le héros, triste héros, racaille toxicomane au cœur tendre. C’est une odyssée, poignante et pathétique, dure et sans pitié. Pas de rédemption. Pas de pardon. Mais c’est aussi poétique et tendre, parce que ce sont des hommes et des femmes, comme vous, avec un cœur qui bat. Mais trop vite. Trop fort.

Puis les années 90 et les ravages du Sida, la déchéance, la maladie, la mort.

J’ai voulu, avec La Faux Soyeuse, porter un témoignage sur ce que fut ma vie. Ne vous y trompez pas, c’est un roman. Franck n’est pas moi et je ne suis pas lui. Mais ce qu’il a vécu, je l’ai vécu, moi aussi. En grande partie. C’est un roman qui s’adresse à tous, de tous âges et de toutes conditions. C’est ce qui se passe aux pieds de vos immeubles. C’est ce qui s’y est passé, en tout cas. Dans toute sa cruauté. Vous en avez entendu parler, mais jamais vous ne pénétrerez ce monde mieux qu’avec La Faux Soyeuse. Et sans danger pour vous, sinon celui d’être hantés par ces hommes et ces femmes.

Vous allez les aimer. Malgré tout. Malgré leurs vices et leur laideur. Malgré leur langage et leurs esprits tordus. C’est ce que je veux.

C’était mes potos. Nous étions des enfants.

Les personnages : Ils sont là, et ils vous balancent ce qu’ils sont au visage, sans honte. Le bon comme le mauvais. Et leur folie vous capture. Leurs démons vous pénètrent.

L’intrigue : Elle est simple, affreusement simple, horriblement simple. Pathétiquement simple. Mais elle est l’enchaînement, le destin, qui vous prend et vous pousse irrémédiablement vers la fosse. De violences en cris, en trahisons. D’amertume en amertume, il vous entraîne dans le chaos, sans répit.

Dans ce roman, pour ce qui est du style, j’avais comme une obsession. Unir Edward Bunker et James Lee Burke. Mes deux auteurs fétiches depuis toujours. Le style au scalpel de la rue, son langage cru, direct, et la poésie de Burke dans les descriptions de l’environnement. C’était presque inconscient, au début, et puis cette évidence m’a sauté aux yeux. C’est comme ça que je voulais écrire. C’est comme ça que j’écrivais déjà. J’ai travaillé dans ce sens.

La Faux Soyeuse est là, maintenant. »

Eric Maravélias sera l’un des auteurs très attendus lors du Festival International des Littératures Policières de Toulouse Polars du Sud des 10, 11 et 12 octobre 2014.

Un grand merci au site livresque-du-noir pour cette reprise du texte original d’Eric Maravélias.

 

La Faux Soyeuse – Editions Gallimard – Collection Série Noire – Mars 2014

 

« En partie autobiographique, cet impressionnant premier roman met en scène un jeune homme, Franck, dans les années 80 et 90. Dans la banlieue sud de Paris, entre Bagneux et Cachan, c’est l’histoire d’un lent glissement dans la déchéance. Dealer, puis toxico, Franck se raconte, au présent, fin 1999, et au passé, depuis le début des années 80, pour tenter d’expliquer comment il a pu en arriver là. À la fois document, récit, fiction, La faux soyeuse immerge le lecteur dans une expérience infernale, sans issue, épuisante et accablante. »

Télérama, repris sur le site de la Librairie Ombres Blanches à Toulouse

 

« Eric Maravélias raconte, ne cache rien des horreurs de la drogue, rien de ce que peuvent faire des junkies en manque. Pas d’excuse, pas de justification. Juste des récits de parcours qui peuvent éclairer le lecteur (s’il le veut) ce qui les a amené là. Et puis ces moments magiques, qui irradient, la douceur de l’air, une chevelure au soleil, des potes retrouvés … Qui rendent d’autant plus sombres les ténèbres qui ne peuvent manquer de suivre. C’est très dur, le final est quasiment insupportable, et pourtant c’est aussi très beau, et très émouvant. Une vraie découverte de la série noire. »

Jean-Marc Laherrère – (Actu-du noir)

 

 

Une interview d’Eric Maravélias sur France Culture.

Une autre interview sur le site du Concierge Masqué.

La page Facebook de l’auteur

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